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samedi 11 avril 2015

LE DÉNI DÉMOCRATİQUE DES AUTORİTÉS ET LEUR MÉPRİS VİS-À-VİS DES CİTOYENS ET DES MAİRES OLÉRONNAIS PRODUİSENT LA RADICALİSATION.



Après l’opposition citoyenne et légaliste, la désobéissance civile du mouvement zadiste?

Quand les pouvoirs publics vont-ils enfin se réveiller?

Après l’annulation par le Tribunal administratif de Poitiers en janvier 2014 du premier projet d’implantation, les services de l’Etat ont instruit un second dossier: à l’identique… Et l’ont autorisé à nouveau!
En février 2015, l’APLIMAP et l’UNAN-CM ont écrit à Madame la Préfète pour dénoncer les insuffisances du dossier et les errements du rapport d’enquête publique portant sur le deuxième projet. Ces lettres ont été communiquées aux ministres de l’Intérieur et de l’Ecologie.
Malgré tout, le 4 mars, elle a signé l’arrêté autorisant la création du champ de 313 filières de la Malconche (nous en avons été informés par la presse le 16 mars…).

Cette décision révèle une grave erreur d’appréciation des enjeux territoriaux et économiques locaux, alors que la majorité des élus et de la population oléronaise n’ont pas cessé d’exprimer les raisons de leur opposition catégorique durant ces 4 dernières années de mobilisation.

Comme un fait exprès, l’autorisation a été délivrée un mois avant la signature du décret ministériel créant le Parc Naturel Marin des Pertuis charentais et de l’Estuaire de la Gironde: celui ci prévoit des instances élargies de consultation sur les projets affectant l’espace maritime et littoral qui auraient évidemment contrecarré les ambitions des quelques ostréiculteurs porteurs du projet pharaonique des filières de la Malconche.
Le 14 mars à Saint-Denis d’Oléron, Mme Royal a été informée de la nature industrielle et spéculative du projet et des risques environnementaux. Son cabinet ainsi que celui du Secrétaitre d’Etat à la Mer ont reçu les derniers éléments du dossier. Mme Batho, MM. Martin et Cuvillier avaient été alertés en leur temps, ainsi que M. Bussereau, Président du Conseil Départemental, et bien d’autres élus de la Charente Maritime.

A ce jour, ces alertes dûment relayées par la majorité des maires de l’île n’ont reçu aucune écoute. Pour quelle(s) raison(s) les autorités gouvernementales n’engagent-elles pas de médiation?
Après une décision de justice condamnant ce projet, après un rapport d’enquête publique folklorique, voire indigne de la République, après que les exactions des porteurs du projet n’eurent donné lieu à aucune poursuite, nous concluons:

LE DÉNI DÉMOCRATİQUE DES AUTORİTÉS ET LEUR MÉPRİS VİS-À-VİS DES CİTOYENS ET DES MAİRES OLÉRONNAIS PRODUİSENT LA RADICALİSATION.

Et les enjeux dépassent le cadre d’un simple conflit d’usage: il s’agit bien, en empêchant l’implantation des filières, de protéger les fondamentaux économiques, sociaux et environnementaux de l’aménagement de notre territoire insulaire.

Rappelons que le projet de filières qui vient d’être autorisé va détruire la qualité environnementale d'un espace littoral exceptionnel, saper les bases de l'économie touristique locale, et représente pour la profession une fuite en avant incontrôlée, coûteuse pour la collectivité, dangereuse pour la survie des petits et moyens producteurs:

- de gros producteurs veulent produire encore plus alors qu'il existe des stocks importants d'invendus.
- dans le contexte des fortes mortalités, le calcul économique de ces gros producteurs est depuis plusieurs années d'accroître de manière exponentielle les naissains et de profiter des compensations pour pertes accordées par l’Etat.
- la production d'huîtres naturelles ne pourra soutenir la concurrence d'une production massive d'huîtres d'écloserie vendues beaucoup moins cher, l’emploi va dépérir.
- le rôle des écloseurs devient central et la production massive d'huîtres triploïdes représente une dérive inquiétante pour le maintien de la qualité et de la biodiversité.  

Qui a chiffré l’impact sur l’emploi de la baisse du prix des huîtres découlant des gains de productivité ? Qui a chiffré les subventions publiques à budgéter pour la mortalité sur de tels tonnages ?

Pour avoir une idée de l’ampleur des enjeux financiers de ce projet, il faut se remémorer en septembre dernier, quelques dizaines d’ostréiculteurs faisant le siège des élus de la Communauté de communes, réunis pour voter une motion défavorable à la localisation du projet.
Que croyez-vous qu’il advint  à coup de menaces, de feux de bengale et d’huitres déversées?
La motion n’a pas été soumise au vote et les élus communautaires ont exprimé le lendemain dans la presse leur dégoût de ces pratiques d’un autre âge.

Malgré le lobby des gros ostréiculteurs du CNC et du CRC, et le soutien qui leur est apporté par la Préfecture, nous pensons qu’il est encore temps d’instaurer une gestion pacifiée du dossier avant que la contestation ne se radicalise ou avant que les juges ne tranchent une deuxième fois.

C’est à l’Etat de construire le compromis. Il s’agit du devoir des pouvoirs publics.

La solution est connue de tous et très simple:
- rechercher un autre site suffisamment loin des côtes (il y a par exemple des filières inexploitées dans le Pertuis breton) si le CRC persiste dans son projet totalement inadapté à la crise qu'il prétend résoudre!
- faire démanteler les 42 filières indûment installées dans l'Anse de la Malconche en 2012

Nos adhérents, nos élus, nos concitoyens, nos avocats, et bientôt les zadistes paraît-il, tous sont entièrement mobilisés pour que l’Ile d’Oléron regarde vers l’avenir !

UN MORATOİRE DOIT SUSPENDRE İMMÉDİATEMENT L’EXÉCUTİON DE L’ARRÊTÉ PRÉFECTORAL DU 4 MARS 2015.

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