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mardi 28 avril 2015

APRES LES REUNIONS CITOYENNES DE LA ZAD, RAPPEL DE QUELQUES FONDAMENTAUX SUR LA MALCONCHE


Installer un vaste champ de filières conchylicoles en eau profonde dans l’Anse de la Malconche est incompatible avec le classement de l’île et les activités du nord oléronais. 

Quel investisseur privé ou public peut se dispenserd’une étude d’impact sérieuse pour une opération aussi importante ? Le CRC est-il au-dessus des lois communes ?
Quel défenseur de l’environnement peut cautionner un projet dont l’impact environnemental n’est pas étudié ?
Quel partisan d’activités primaires raisonnées et respectueuses des milieux peut laisser croire qu’un tel projet serait bénéfique pour les hommes et pour la nature? Pourquoi laisser penser que la modernisation technique (l’usage des filières) suffirait à modifier un système économique qui est fondamentalement défavorable aux petits producteurs ? Où sont les exemples ?

Nous voulons préserver un lieu exceptionnel et non pas une quelconque portion infime de la Mer des Pertuis. Ce lieu est menacé par l’expansion d’un système conchylicole de plus en plus industriel et de moins en moins respectueux de la qualité environnementale globale de ses zones de production.

Les risques sont sérieux : sédimentation, modifications de l’hydrodynamisme, implantation en zones Natura 2000, captation du phytoplancton en amont du Coureau d’Oléron… Ils sont niés par le CRC.

Beaucoup des participants à ces réunions préfèrent oublier que ce projet a déjà été annulé par le Tribunal Administratif en janvier 2014 pour absence d’étude d’impact et en raison de sa localisation trop proche du rivage. Voilà une amnésie bien commode…

L’ostréiculture est l’affaire d’une petite centaine d’exploitants sur Oléron installés sur deux communes, Dolus et le Château. Est-il tolérable que les 6 autres communes n’aient pas le droit de s’exprimer sur un projet qui les impacte nécessairement, directement ou indirectement?  Est-il acceptable qu’un activité très minoritaire dans l’ile dispose à son gré d’un lieu aussi emblématique que la Malconche et son littoral, sans concertation, sans prise en compte des activités préexistantes ?

La population oléronaise est multiple. Arrêtons d’opposer les sensibilités des uns et des autres. Si les ostréiculteurs sont attachés à leur métier et à leur genre de vie, ce que nous respectons, ils ne peuvent pas continuer d’ignorer l’attachement de plusieurs générations de résidents secondaires et permanents oléronais aux sites qui font la renommée de l’île et la contribution de ces habitants à l’économie oléronaise des dernières décennies.

Interrogeons-nous plutôt sur les calculs comptables des instigateurs du projet. Ceci n’a aucun lien avec l’identité, l’âge ou la culture mais a tout à voir avec la possibilité de réaliser plus de profits à court terme. Lorsque la productivité chutera dans la Malconche, les mêmes iront coloniser un autre espace maritime. C’est une constante depuis 150 ans.

Accepter ce projet agro-industriel dans l’Anse de la Malconche, c’est financer avec des fonds publics la  dégradation inéluctable d’un site protégé et fragile.

DEMANDONS TOUS UN MORATOIRE IMMEDIAT DU PROJET

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